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[Réflexions]Un approfondissement dans ma pratique

Voici succintement ce qui j’ai mis en place dans des classes de CP et de CE1.

En métacognition :

Expliciter la fonction de chaque discipline.

J’ai commencé tout d’abord à expliciter la fonction de chaque discipline. Ainsi à chaque début de séance, avant de commencer et tout au long de l’année, nous prenions une minute pour nous interroger dans les premiers temps et rappeler ensuite à quoi sert ce que nous allions faire. Les premières fois, je guidais beaucoup les choses puis petit à petit les élèves ont pris le relais.

la démarche : regarder au tableau ce que nous allions faire (le programme de la demi-journée est toujours noté au tableau). Par exemple, étude des sons. Je posais d’abord la question « A qoi ça sert de faire ça?, Pourquoi allons-nous faire de l’étude des sons? ». Nous cherchions ensemble puis nous convenions d’une réponse (qui pouvait évoluer au fur et à mesure des apprentissages selon les remarques des élèves ou de moi-même) que nous notions sur une affiche. Chaque début de séance commençait comme cela. Au fur et à mesure, un élève lisait la discipline que nous allions faire puis un volontaire rappelait sa fonction. Ensuite, nous exprimions oralement ce dont nous avions besoin comme matériel pour cette discipline. 

Colorier les disciplines de même type sur l’emploi du temps et colorier la catégorie de la dicipline sur la leçon et la feuille d’exercice : par exemple, tout ce qui concernait les mathématiques en bleu, le français en rouge, les sciences en vert…

Présenter les consignes de trois manières différentes : oral – écrit (avec des mots et avec un schéma) – kynesthésique (gestes effectués avec la matériel)

Expliciter les procédures mentales et matérielles utilisées avec comme support les images de réflecto mais sans les termes de la méthode : au moment du temps commun, les élèves qui proposaient leurs solutions expliquaient comment ils avaient fait (j’ai cherché dans ma tête, j’ai voulu écrire bol, je me suis dit dans bol j’entends [b], je sais dans ma tête que [b] s’écrit avec la lettre b ou bien, je ne savais pas comment écrire le son [b] alors j’ai regardé mon sous-main, je ne savais pas comment faire alors j’ai demandé de l’aide à quelqu’un…etc). Quand un élève était bloqué, j’essayais d’abord de lui faire verbaliser ce qui n’allait pas (compréhension de consigne, ne sait pas comment faire, ne sait pas par où commencer…) puis nous cherchions ensemble comment il pouvait faire. Cela permet aux élèves non seulement de mieux comprendre les mécanismes qu’ils utilisent pour apprendre mais aussi de voir que la « science infuse » n’existe pas, et qu’il y a parfois plusieurs chemins pour arriver à la même réponse.

en fin de séance en 2/3 minutes, dire ce qu’on a appris, récapituler les procédures, les liens que l’on peut faire avec d’autres disciplines ou dans la vie courante. Lors d’une nouvelle séance, rappeler : « la dernière fois nous avions vu… cela nous a permis de découvrir, de nous rappeler que… ».

en fin de journée, faire le bilan du jour à l’oral ou à l’écrit. Voir l’article fiche outils métier d’élève et le document modèle-bilan-journée.pdf


En coopération.

Je n’ai pour l’instant utilisé que le tétra-aide de Bruce Demaugé et les tableaux de coopération : j’ai besoin d’aide et je propose mon aide. Ensuite j’ai été sur des remplacements courts donc ce n’est pas évident d’appliquer tout ça. Mais j’ai bon espoir pour la rentrée prochaine car mon nouveau statut (75%) est incompatible avec le poste de brigade, j’aurai donc peut-être une ou plusieurs classes fixes dans lesquelles je pourrai mettre en oeuvre tout cela et les idées que je trouve dans le livre « Apprendre avec les pédagogies coopératives de Sylvain Connac ».

  Les plans de travail.

Evoqués dans l’article, mes premiers essais, des outils pour différencier, les plans de travail que j’ai mis en oeuvre au CP ont surtout concerné l’activité de lecture avec une différenciation et une progression personnalisée pour les élèves. L’apprentissage de l’autonomie dans cette classe de CP a été très long à mettre en place, et l’organisation générale de la classe ne me permettait pas de proposer des plans de travail comme je le désirais, sur plusieurs disciplines comme ceux effectués en CE2. Ces plans de travail ont assez bien fonctionné et ont permis aux élèves peu sûr d’eux en lecture de progresser à leur rythme et de se rassurer. Je disposais de la méthode de lecture A l’école des albums de chez retz. Chaque élève disposait uniquement du manuel, le fichier et le fichier de différenciation n’étant qu’en un seul exemplaire dans la classe. Je proposais alors un plan de travail avec des activités diversifiées issues de ces deux fichiers et créées avec ma collègue de CP ou par moi-même. D’autres livres hors méthode ont aussi été intégrés. Je n’ai pas utilisé les plans de travail en CE1 étant donné que j’ai été nommée sur ce poste que très tardivement comme remplaçante et ce pour une durée de 15jours, qui était sans cesse renouvelée mais je ne l’apprenais que le jour-même. L’impossibilité de me projeter sur le long terme avec cette classe, ne m’a pas permis de mettre en place ce dispositif.



[Réflexions] La métacognition ou "Apprendre à apprendre".

« Veux-tu que je t’enseigne le moyen d’arriver à la connaissance ? Ce qu’on sait, savoir qu’on le sait ; ce qu’on ne sait pas, savoir qu’on ne le sait pas : c’est savoir véritablement. » Confucius

« La métacognition est la représentation que l’élève a des connaissances qu’il possède et de la façon dont il peut les construire et les utiliser. Un des meilleurs prédicateurs de la réussite scolaire est justement la capacité de l’élève à réfléchir sur ses connaissances et à comprendre les raisonnements qu’il engage pour utiliser et construire de nouvelles connaissances », Nicole Delvolvé.

 Lors d’une formation dispensée en T1 (feue…), nous avons eu une journée dédiée à la métacognition. Après cette formation très enrichissante, j’ai décidé d’appliquer en classe (CP à l’époque) ce qui nous avait été présenté. La formatrice nous a présenté et informé sur cet ouvrage : Pour apprendre à mieux penser, trucs et astuces pour aider les élèves à gérer leur processus d’apprentissage, de Pierre Paul GAGNE aux éditions La Chenellière, notamment la partie concernant la méthode Reflecto.

La métacognition ou "Apprendre à apprendre".

Pour apprendre à mieux penser, trucs et astuces pour aider les élèves à gérer leur processus d’apprentissage

Un extrait de l’ouvrage avec la table des matières : clic

J’ai ensuite décidé d’approfondir le sujet et d’insérer la métacognition dans ma pratique de classe (CE1), et je ne regrette pas. Pour lire tout ça, aller à l’article Des outils pour aider les élèves à aimer l’école.

A lire :

le dossier très complet Apprendre à apprendre en format pdf ou à lire en ligne ici

un article des Cahiers pédagogiques « Métacognition et réussite des élèves » par Nicole Delvolvé.

une page sur la métacognition et son application en classe sur le site canadien CEP

[Réflexions] Motivation et estime de soi

Dans la continuité de mes questionnements sur « Comment faire aimer l’école aux élèves » voici les informations que je trouve sur la motivation et l’estime de soi à l’école.

J’ai lu « Motivation et réussite scolaire » d’Alain Lieury et Fabien Fenouillet, publié chez Dunod.

 

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Je ne regrette vraiment pas cet achat. Ce livre est écrit de manière simple et accessible et m’aide beaucoup dans ma réflexion au sujet de ma pratique de classe. Voici sa 4ème de couverture :

– Comment motiver les élèves ? Faut-il donner 18 sur 20 à tous les élèves ?  Pourquoi devient-on nul ? Quelle est la meilleure motivation pour apprendre? Pourquoi certains se rebellent-ils?
Comme l’ouvrage de la même série, Mémoire et réussite scolaire (3e édition, Dunod, Campus 2005), ce livre est rédigé dans un langage simple, souvent humoristique, de façon à rendre compte le plus clairement possible des travaux scientifiques concernant la question de la motivation. Les auteurs décrivent les principaux mécanismes biologiques et psychologiques en oeuvre et font l’inventaire des diverses formes de motivation, de la motivation intrinsèque à l’ « amotivation » , autrement dit le découragement. Entre ces deux extrêmes, ils décrivent l’éventail des motivations plus ou moins contrôlées par les renforcements externes : prix, bonnes notes, argent ou, à l’inverse, mauvaises notes, punitions, etc. Fondé sur de nombreux travaux expérimentaux et répondant à des questions concrètes, cet ouvrage s’adresse à un large public : étudiants en psychologie, en sciences de l’éducation, des instituts universitaires de formation des maîtres, enseignants et parents.

Pour lire quelques idées forces que ce livre évoque : clic

L’estime de soi dans les apprentissages scolaires est un vaste sujet. Voici un récapitulatif des quelques informations que j’ai trouvées.

Tout d’abord, j’ai découvert le site québéquois « Estime de soi »

Motivation et estime de soi

Ce site propose des pistes de réflexion et des ressources pour favoriser le développement de l’estime de soi chez les jeunes à l’école primaire notamment. La rubrique « Conseil » propose divers textes pour mieux comprendre ce qu’est l’estime de soi chez les élèves, des pistes d’intervention ainsi qu’une bibliographie. Jettez-y un coup d’oeil !
Je cite ici un passage du site qui m’a interpellé :
[…] plusieurs pistes d’interventions afin d’assurer les bases essentielles du développement de l’estime de soi, en :
– diminuant la compétition, la performance et la comparaison en misant davantage sur l’importance du processus d’apprentissage plutôt que sur les résultats obtenus;
– multipliant les activités de connaissance de soi en classe;
– mettant en place des politiques bien définies pour contrer le dénigrement et l’intimidation entre les pairs;
– offrant des ateliers spécifiques en matière d’habiletés sociales pour les élèves qui éprouvent des problèmes à ce niveau (victime, rejet, timide, agresseur, etc.);
– faisant appel à une personne-ressource de l’extérieur.

  un article à lire sur le site Sciences-Humaines.com intitulé « Réussite scolaire et estime de soi » écrit par Benoît Galand. En voici l’introduction :
Comment développer, cultiver et même restaurer la confiance en soi, facteur-clé de la réussite scolaire ? Il existe pour cela de nombreuses petites techniques pédagogiques ou relationnelles, peu coûteuses, dont l’efficacité est attestée par de nombreuses expériences en psychologie sociale.

[Réflexions] Mes premiers essais : Des outils pour différencier

Dans le cadre de mon mémoire, je me suis d’abord renseignée sur la différenciation pédagogique et sa mise en oeuvre. Je vous invite à lire les fiches ressources « Différencier » (clic) qui présenent des démarches et des outils à mettre en place dans les classes. J’ai, au cours de mon mémoire, beaucoup étudié et utilisé les livres de Jacqueline Caron, publiés aux éditions de la Chenelière.

Différencier au quotidien – Quand revient Septembre (vol 1 et vol 2) – Apprivoiser les différences.

Mes premiers essais : Des outils pour différencier

Ce que j’ai mis en place (classe de CE2):

Les ateliers de remédiation :  Durant ces ateliers l’enseignant « porte remède » à des lacunes détectées en fin d’apprentissage. Il s’agit de reprendre des apprentissages fondamentaux non réussis et sans lesquels d’autres apprentissages ne peuvent être conduits.

Les groupes de besoin : aide aux élèves en fonction des besoins relevés lors d’une évaluation diagnostique ou au cours des apprentissages en rassemblant ces élèves en petits groupes pendant que les autres étaient en activité autonome.

Les conclusions dans mon mémoire pour cette classe :

Échec des dispositifs mis en place notamment des groupes de besoin et des ateliers de remédiation.

Le fonctionnement en ateliers de besoin dans la classe n’a pas fonctionné comme il était espéré. Les élèves se sentaient stigmatisés malgré le fait que les groupes ne soient pas fixes mais décidés en fonction des besoins établis suite à l’évaluation diagnostique. De nombreuses réflexions avait lieu d’un groupe à l’autre et au sein des groupes (je suis/tu es dans l’atelier de ceux qui n’ont pas compris ou je suis/tu es dans l’atelier des « forts ») alors que les ateliers n’avaient pas été présentés comme tels. Les élèves comprenaient d’eux-mêmes selon la difficulté des exercices et des situations problèmes où ils se situaient par rapport au reste de la classe et petit à petit, ils ont rejeté ce fonctionnement par un manque d’intérêt, ce dispositif a donc été abandonné dans cette classe. Cette expérience amène à croire qu’il est plus important dans ces groupes de besoins d’apporter une aide graduée plutôt que de réduire ou augmenter la difficulté des exercices, cela aurait moins stigmatisé les différences entre les élèves. La question de savoir si les groupes ont été vraiment constitués en fonction des besoins des élèves où si sans le vouloir, ils avaient été répartis par niveaux s’est posée. Par ailleurs, il a également été établi des ateliers de remédiation suite aux évaluations de fin de période. Ceux-ci étaient à thème sur des notions différentes (un atelier compas, un atelier alignement par exemple). Ces ateliers n’ont pas été rejetés par les élèves, chacun travaillant sur une notion différente. Mais ce système a cependant été abandonné par manque d’efficacité. Peu d’élèves ont su remettre en question ce qu’ils pensaient avoir compris pour corriger leur erreur. Certains élèves semblaient comprendre au moment de l’atelier grâce à l’aide de l’enseignante mais plus tard les erreurs initiales revenaient. La remédiation n’avait pas fonctionné.

Une prise de recul, une remise en question et de nouvelles recherches bibliographiques et demande de conseils ont amené le choix d’un nouveau fonctionnement dans la pratique de classe avec notamment  l’alternance de deux types d’activités :  travail sur un apprentissage commun avec apport d’aides ou d’indices (roue de secours) et mise en place de la coopération entre élève et  de travail personnalisé sur plan de travail.

« La roue de secours » en expression écrite : la différenciation proposée  a consisté en une aide aux élèves de la part de l’enseignant lors de la rédaction individuelle de leur « jets ». Après avoir étudié divers textes références selon le type d’écrit étudié (recettes de cuisine, lettres, affiche…) et dégagé la structure du texte, chaque élève devait à son tour produire un écrit du même type. Deux à trois jets ont été réalisés à chaque fois.
Une grille de relecture établie ensemble pour chaque type d’écrit leur a été proposée pour valider ou non leur brouillon. Durant la rédaction de ces jets, en passant de table en table, des aides ponctuelles, appelées « roues de secours » ont été apportées. Ces aides consistent à disposer un Post-it avec des indications sur les erreurs repérées en orthographe ou en syntaxe. Lorsqu’il a fini son activité, chaque élève ayant disposé d’une aide vient coller son Post-it au bureau. Ces Post-it sont ensuite répertoriés par mes soins sur une fiche de suivi avec une indication sur le type de l’erreur (orthographe, grammaire, conjugaison…). En fin de thème, l’élève rédige une fiche outil selon les diverses erreurs récurrentes qu’il a commises.

Alternance des dispositifs de travail (activités en binôme, individuellement et en groupes de quatre)

Des projets d’équipe en expression écrite et en arts visuels, par équipe de 4 à 6 élèves, pour un même thème (réalisation d’une affiche, recherches documentaires, création d’oeuvres à exposer…)

La transmission des consignes et des notions en trois versions : écrites, orales et kynesthésiques.

Des plans de travail : Ces plans de travail s’inspirent de la méthode Freinet. Chaque plan de travail comporte plusieurs ateliers obligatoires et au choix. Dans chaque atelier des activités sont à choisir par l’élève. Les activités qui leur sont proposées sont adaptées à leur besoin ou bien proposent des approfondissements ou des ouvertures sur d’autres domaines. Un plan de travail est déterminé pour une période scolaire de plusieurs semaines. Deux plages horaires de vingt-cinq minutes lui sont consacrées dans la journée, une le matin et une l’après-midi. Hormis ces temps spéciaux, chaque élève est libre de continuer son plan de travail lorsqu’il a fini son travail de classe dans la discipline enseignée au cours de la journée. Un volet « évaluation » était également proposé : l’élève choisissait lui-même le moment où il était évalué (sur plusieurs dates proposées), lorsqu’il se pensait prêt.

La coopération entre élèves : un tableau d’inscription de demande d’aide et de proposition de son aide a été mis en place (clic). Cet outil a été très bien accueilli et mis à profit dans la classe. Pour en savoir plus, lire les articles sur les pédagogies coopératives.

 Ces dispositifs (notamment la coopération, les plans de travail et la transmission des consignes) ont montré une amélioration des résultats des élèves dans leur apprentissage, une baisse des sanctions de comportement et selon une enquête réalisée avant/après, un intérêt accru pour l’école, une augmentation de leur envie de venir à l’école, et moins de stress.

Je le précise à nouveau, ces résultats n’ont pas valeur scientifique vu que ces dispositifs n’ont été appliqués que sur une classe, un jour par semaine mais ils m’ont amené à réfléchir. Un point (avec humour) soulevé lors de ma soutenance par l’un des membres du jury : pensez-vous que ce soient les dispositifs eux-mêmes ou votre effet pygmalion qui ont eu de l’effet, sachant que vous partiez convaincue que ces dispositifs allaient être bons pour les élèves (à méditer…) ?

 

[Réflexions] Des outils pour aider les élèves à aimer l’école

Des outils pour aider les élèves à aimer l'écoleEn construction !

Dans le cadre de mon mémoire d’IUFM sur l’hétérogénéité dans les classes, mes recherches m’ont conduites petit à petit vers la motivation des élèves, leur plaisir à venir à l’école, leur désir d’apprendre.  Encore aujourd’hui, je suis en recherche d’outils et de pratiques pédagogiques pour faire évoluer ma pratique de classe afin de contribuer au fait que les élèves deviennent acteurs dans leur apprentissage. Cet article, suivra la chronologie de mes recherches et s’enrichira au gré du temps.

Mes premiers essais : des outils pour différencier.

Un approfondissement dans ma pratique (classe de CP, puis classe de CE1) : métacognition, coopération et plans de travail. 

Ce que je conserve et ce que j’aimerais mettre en place : la coopération – la métacognition – la PMEV et les plans de travail – l’estime de soi – le cahier de progrès –

 

[Réflexions] La valorisation (ou psychologie) positive.

Dans le domaine de l’éducation et de la psychologie positive, un nom revient souvent  : Jacques Lecomte. Dans l’un de ses articles intitulé « Qu’est-ce que la psychologie positive » (clic), il retranscrit la définition suivante : La psychologie positive est « l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions ».

Pour lui, dans le domaine de l’enseignement selon l’article « Enseignement » sur le site psychologie-positive.net (clic), « l’apprentissage des compétences psychosociales (coopération, empathie, etc.) facilite l’apprentissage intellectuel ». Une remarque : sur l’article du site, vous trouverez dans le menu de gauche « sous-rubriques » de nombreuses références bibliographiques classées par thème.
Il s’est donc particulièremet intéressé à (source site « Ecole, changer de cap! », clic ) :

  • l’apprentissage coopératif
  • l’apprentissage de l’intelligence émotionnelle
  • l’effet Pygmalion positif
  • l’empathie des enseignants
  • la médiation par les pairs
  • la philosophie avec les enfants
  • le sentiment d’efficacité des élèves et des enseignants
  • le tutorat par les pairs.

Ainsi, à partir de ces diverses thématiques, j’ai cherché des applications concrètes à mettre en place dans les classes. Pour en prendre connaissance, lire les articles de la rubrique « Des outils pour aider les élèves à aimer l’école » qui présentent des outils de différenciation pédagogique, d’outils de coopération, d’estime de soi et leut utilsation en classe.

A lire également : un article sur la dimension anthropologique à l’école de Armen Tarpinian (clic) dont voici l’introduction :

« Pourquoi l’école ne parvient-elle pas à donner à chaque enfant une chance égale de stimuler son désir d’apprendre, de déployer son humanité ? » Pourtant, les expériences de terrain encourageantes ne manquent pas. Plaidoyer pour un projet de société qui veillerait à assurer une véritable éducation psychosociale, et humaniste.

Je suis actuellement en train de lire cet ouvrage : Motivation et réussite scolaire d’Alain Lieury et Fabien Fenouillet édité chez Dunod, conseillé lors d’une discussion par une collègue blogeuse Dame Dubois (clic)


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Voici une expérience évoquée dans ce livre qui touche la valorisation positive :

page 12 : Expérience avec des élèves de CM1 à la 6e de résolution de problèmes arithmétiques (Hurlock, 1925) : chaque élève devait résoudre le plus de problèmes possibles parmi 30 en 15 minutes. L’expérience durait 5 jours avec 5 séries de problèmes. Ces élèves ont été répartis en 4 groupes au hasard, sans évaluation de niveau : groupe « réprimande », il était réprimandé sans tenir compte des résultats obtenus – groupe  » compliment », il recevait des compliments sans connaître les résultats – groupe « ignoré », il assistait aux réprimandes ou compliments mais rien ne lui était dit – groupe « contrôle », il travaillait dans une pièce isolée sans prendre connaissance des 3 autres groupes.

Après un départ équivalent de 12 problèmes résolus, le groupe contrôle ne s’améliore plus les jours suivants, le groupe complimenté s’améliore rapidement pour atteindre 20 problèmes résolus en fin d’expérience, le groupe réprimandé s’améliore le deuxième jour puis chute pour rejoindre le groupe ignoré, ces deux groupes ayant une performance assez proche en fin d’expérience du groupe contrôle.

La conclusion aménée est qu’en pédagogie, les renforcements négatifs baissent les performances.

[Réflexions] Pour que les enfants aiment l’école… en espérant éviter l’utopie.

Voici un article un peu particulier pour présenter une nouvelle rubrique « Enseigner autrement ». Sûrement plus personnel que les autres, sûrement sujet à critique et discorde. Je ne sais trop encore comment l’écrire, comment le tourner.

 

Une longue introduction….

 « Pour que les enfants aiment l’école, pour qu’ils découvrent, redécouvrent ou comprennent l’importance d’apprendre, pour leur redonner cette envie qui était la leur en début de scolarisation en maternelle et qui s’étiole peu à peu, pour faire notre métier autrement… » C’est un sujet qui me tient à coeur et qui me pose souvent des soucis pour l’évoquer, pour le mettre en pratique. Parce que je me questionne, parce que j’aimerais tant mettre en oeuvre dans mes classes ce que je pense être juste, parce que j’ai eu parfois des difficultés à le faire, des difficultés à sortir de moi-même pour oser le faire, des difficultés à trouver du soutien auprès de mes collègues pour changer (un peu) les choses, pour enseigner autrement. Je frôle peut-être (certains diront même sûrement) l’utopie mais certaines rencontres, certains collègues et cybercollègues me laissent croire encore que je n’ai pas tout à fait tort et que ce n’est pas mon inexpérience qui me fait penser et dire certaines choses. Je changerai peut-être d’avis plus tard, ou reviendrai sur mes idées, mais laissez-moi juste au moins essayer …

Avant de choisir ce métier, j’ai eu la chance de vivre diverses expériences professionnelles ou autres au mileu des enfants : de la petite-enfance au lycée mais aussi auprès d’enfants et d’adultes différents notamment autistes ou trisomiques. J’ai aussi parfois souffert durant ma scolarité, parce que je ne savais pas ce que je faisais là, à quoi cela servait d’être là alors que les livres et la vie pouvaient m’apprendre tout autant. J’ai connu des enseignants cruels, qui ne m’ont pas tiré vers le haut, qui m’ont fait parfois haïr l’école mais heureusement il y a eu ceux (trop rares) à qui je ne dirai jamais assez merci, qui ont su contrer cela.  Toutes ces expériences et ces rencontres m’amènent aujourd’hui à vouloir pratiquer mon métier afin que chaque élève puisse s’épanouir à l’école et dans ses apprentissages. Je ne prétends pas vouloir faire mieux que les autres; je m’interroge, je chemine, j’essaye, je me trompe, je doute mais je pense être sur une bonne voie.

Je vous fais donc part dans cette rubrique, de mes recherches, de mon cheminenement dans la pratique de classe (même si encore pour le moment, j’attends un poste!)

[Biblio] Apprendre avec les pédagogies coopératives

La pédagogie coopérative repose sur une philosophie de l’instruction qui place l’élève en tant qu’acteur de ses apprentissages, capable de participer à l’élaboration de ses compétences en coopération avec l’enseignant et ses pairs. L’acquisition des connaissances résulte alors d’une « collaboration du maître et des élèves, et des élèves entre eux, au sein d’équipes de travail ». Il s’agit de mettre l’élève en situation vraie d’action, une situation où il peut exercer ses capacités, où avec le groupe il construit des réponses adaptées aux questions soulevées par la mise en œuvre de projets individuels ou collectifs. C’est en termes de contrat (avec l’enseignant, les autres et soi-même), que la démarche coopérative trouve son sens plein et entier.

Les objectifs de la pédagogie coopérative sont de :

  • lutter contre l’échec scolaire,
  • donner les savoirs à tous,
  • respecter les différences et les prendre en compte,
  • développer l’esprit d’initiative et d’entreprise,
  • développer la participation, l’autonomie et la responsabilité,
  • apprendre à coopérer
  • coopérer pour apprendre
  • motiver et concerner l’élève en le rendant acteur de ses apprentissages.

Elle suppose donc un fonctionnement de classe particulier, où tout ou partie des compétences et connaissances sont acquises coopérativement.

Source : wikipédia, page consultée le 09/02/12

Ma « bible » du moment

http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?lt1=_blank&bc1=000000&IS1=1&nou=1&bg1=10A7A3&fc1=000000&lc1=0000FF&t=chatoubistoui-21&o=8&p=8&l=as1&m=amazon&f=ifr&ref=qf_sp_asin_til&asins=2710122480

Lien vers l’article des cahiers pédagogiques sur le livre de Sylvain Connac  clic

Lien vers l’article du Café pédagogique clic

Lien vers l’OCCE, Office central de la coopération à l’école clic

Lien vers l’article ‘Affichage coopération’ clic

[Réflexions] Comment enseigner autrement ?

En construction

Suite à la longue introduction de la rubrique Enseigner autrement (voir ), voici le résultat de mes recherches, ce sont surtout des informations pédagogiques mais aussi des outils, des idées pour la classe.

Une petite précision avant tout : je ne veux ici ni faire de prosélytisme, ni de propagande pour telle ou telle méthode (ou courant) pédagogique ou pratique de classe. Juste vous faire part de mes questionnements, de mes essais dans ma pratique pédagogigue. Comme je le dis souvent, il n’y a pas de recettes miracles, il y a des choses bonnes à prendre partout et je suis contre l’idée de tout carcan.

 

L’effet pygmalion : il nous a été évoqué en cours de psychologie sociale durant la deuxième année d’IUFM. Il faut lire les informations suivantes non comme une vérité pure et dure car c’est encore un sujet aujourd’hui à controverse, mais cela m’avait fait réfléchir sur notre métier et sur comment aider au mieux les élèves en difficulté.  Voici donc quelques informations, qui m’ont conduites à me renseigner sur la psychologie positive et l’enseignenemnt coopératif.

En pédagogie, l’effet Pygmalion (parfois nommé effet Rosenthal) est une prophétie autoréalisatrice qui consiste à influencer l’évolution d’un élève en émettant une hypothèse sur son devenir scolaire. Une attente positive ou négative concernant les capacités d’un élève se traduit par une modification du comportement de l’enseignant à son égard. source : Wikipédia, page consultée le 09/02/12 (clic)

En résumé (vraiment dans les grosses lignes), selon ce que pense l’enseignant (de manière inconsciente), d’un élève, de ses capacités face aux apprentissages, son comportement va induire des effets négatifs ou positifs sur les capacités de l’élève  dans ses apprentissages, voire sur lui-même.

Même s’il est sujet à controverse, voici un dossier qui fait la synthèse des diverses recherches et qui expose où nous en sommes à l’heure actuelle concernant cet effet. A lire, au moins pour en prendre connaissance (et en avoir conscience…) :

Les connaissances actuelles sur l’effet Pygmalion : processus, poids et modulateurs. David Trouilloud – Philippe Sarrazin

La métacognition.
En pédagogie, la métacognition consiste à prendre conscience des processus qui entrent en jeu dans l’apprentissage, dans le savoir, on pourrait dire en résumé : à connaître sa façon de savoir. Pour en savoir plus, cliquez sur le titre.

La valorisation (ou psychologie) positive.
En me questionnant sur ma pratique de classe et lors de mes recherches pour effectuer mon mémoire d’IUFM sur le thème de l’hétérogénité dans les classes, je me suis renseignée sur la psychologie positive appliquée à l’éducation.

La motivation et l’estime de soi.
Pour aborder le thème de la motivation et de l’estime de soi dans les apprentissages, j’ai lu l’ouvrage « Motivation et réussiste scolaire » et effectué des recherches, l’article publié sous le lien ci-dessus en présente les grandes lignes.

Les pédagogies coopératives.