[Réflexions]Un approfondissement dans ma pratique

Voici succintement ce qui j’ai mis en place dans des classes de CP et de CE1.

En métacognition :

Expliciter la fonction de chaque discipline.

J’ai commencé tout d’abord à expliciter la fonction de chaque discipline. Ainsi à chaque début de séance, avant de commencer et tout au long de l’année, nous prenions une minute pour nous interroger dans les premiers temps et rappeler ensuite à quoi sert ce que nous allions faire. Les premières fois, je guidais beaucoup les choses puis petit à petit les élèves ont pris le relais.

la démarche : regarder au tableau ce que nous allions faire (le programme de la demi-journée est toujours noté au tableau). Par exemple, étude des sons. Je posais d’abord la question « A qoi ça sert de faire ça?, Pourquoi allons-nous faire de l’étude des sons? ». Nous cherchions ensemble puis nous convenions d’une réponse (qui pouvait évoluer au fur et à mesure des apprentissages selon les remarques des élèves ou de moi-même) que nous notions sur une affiche. Chaque début de séance commençait comme cela. Au fur et à mesure, un élève lisait la discipline que nous allions faire puis un volontaire rappelait sa fonction. Ensuite, nous exprimions oralement ce dont nous avions besoin comme matériel pour cette discipline. 

Colorier les disciplines de même type sur l’emploi du temps et colorier la catégorie de la dicipline sur la leçon et la feuille d’exercice : par exemple, tout ce qui concernait les mathématiques en bleu, le français en rouge, les sciences en vert…

Présenter les consignes de trois manières différentes : oral – écrit (avec des mots et avec un schéma) – kynesthésique (gestes effectués avec la matériel)

Expliciter les procédures mentales et matérielles utilisées avec comme support les images de réflecto mais sans les termes de la méthode : au moment du temps commun, les élèves qui proposaient leurs solutions expliquaient comment ils avaient fait (j’ai cherché dans ma tête, j’ai voulu écrire bol, je me suis dit dans bol j’entends [b], je sais dans ma tête que [b] s’écrit avec la lettre b ou bien, je ne savais pas comment écrire le son [b] alors j’ai regardé mon sous-main, je ne savais pas comment faire alors j’ai demandé de l’aide à quelqu’un…etc). Quand un élève était bloqué, j’essayais d’abord de lui faire verbaliser ce qui n’allait pas (compréhension de consigne, ne sait pas comment faire, ne sait pas par où commencer…) puis nous cherchions ensemble comment il pouvait faire. Cela permet aux élèves non seulement de mieux comprendre les mécanismes qu’ils utilisent pour apprendre mais aussi de voir que la « science infuse » n’existe pas, et qu’il y a parfois plusieurs chemins pour arriver à la même réponse.

en fin de séance en 2/3 minutes, dire ce qu’on a appris, récapituler les procédures, les liens que l’on peut faire avec d’autres disciplines ou dans la vie courante. Lors d’une nouvelle séance, rappeler : « la dernière fois nous avions vu… cela nous a permis de découvrir, de nous rappeler que… ».

en fin de journée, faire le bilan du jour à l’oral ou à l’écrit. Voir l’article fiche outils métier d’élève et le document modèle-bilan-journée.pdf


En coopération.

Je n’ai pour l’instant utilisé que le tétra-aide de Bruce Demaugé et les tableaux de coopération : j’ai besoin d’aide et je propose mon aide. Ensuite j’ai été sur des remplacements courts donc ce n’est pas évident d’appliquer tout ça. Mais j’ai bon espoir pour la rentrée prochaine car mon nouveau statut (75%) est incompatible avec le poste de brigade, j’aurai donc peut-être une ou plusieurs classes fixes dans lesquelles je pourrai mettre en oeuvre tout cela et les idées que je trouve dans le livre « Apprendre avec les pédagogies coopératives de Sylvain Connac ».

  Les plans de travail.

Evoqués dans l’article, mes premiers essais, des outils pour différencier, les plans de travail que j’ai mis en oeuvre au CP ont surtout concerné l’activité de lecture avec une différenciation et une progression personnalisée pour les élèves. L’apprentissage de l’autonomie dans cette classe de CP a été très long à mettre en place, et l’organisation générale de la classe ne me permettait pas de proposer des plans de travail comme je le désirais, sur plusieurs disciplines comme ceux effectués en CE2. Ces plans de travail ont assez bien fonctionné et ont permis aux élèves peu sûr d’eux en lecture de progresser à leur rythme et de se rassurer. Je disposais de la méthode de lecture A l’école des albums de chez retz. Chaque élève disposait uniquement du manuel, le fichier et le fichier de différenciation n’étant qu’en un seul exemplaire dans la classe. Je proposais alors un plan de travail avec des activités diversifiées issues de ces deux fichiers et créées avec ma collègue de CP ou par moi-même. D’autres livres hors méthode ont aussi été intégrés. Je n’ai pas utilisé les plans de travail en CE1 étant donné que j’ai été nommée sur ce poste que très tardivement comme remplaçante et ce pour une durée de 15jours, qui était sans cesse renouvelée mais je ne l’apprenais que le jour-même. L’impossibilité de me projeter sur le long terme avec cette classe, ne m’a pas permis de mettre en place ce dispositif.



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6 réflexions sur “[Réflexions]Un approfondissement dans ma pratique

  1. Maîtresse Christine 29 février 2012 / 10 h 31 min

    Pour la métacognition et l’explication de la fonction de chaque apprentissage, j’utilise depuis janvier une simple étiquette « Ce que j’apprends » qui vient se positionner en face de mon emploi du temps de la journée. Il n’y a rien d’extraordinaire mais cela permet de faire sens aux élèves et à opérer des liens. Plus de détails ici.

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  2. chatoubistouille 21 février 2012 / 9 h 21 min

    J’aimerais plus un fonctionnement en PMEV . Si c’était à refaire, je pense que je proposerais dans le plan de travail d’autres activités qu’uniquement la lecture parce que là en fait il n’est pas très utile au sens où je peux proposer uniquement les fiches avec les ateliers organisés de manière personnalisée et chacun les fait dans l’ordre qu’il veut. Le plan de travail tel que je le pensais à l’époque n’en ai pas vraiment un en fait. Tu vois ce que je veux dire? Un hors-sujet : Je vais mettre mes fiches que je retrouve sous l’onglet à l’école des albums. On verra si j’ai une demande de les retirer de la part de l’éditeur vu qu’elles sont quand même bien inspirées de leurs fichiers. Je tente, on verra bien.

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  3. chatoubistouille 21 février 2012 / 7 h 46 min

    Pas de soucis! Voici dans les grandes lignes comment je m’organisais à l’époque pour les séances « Lire un texte de référence » : – texte écrit au tableau ou sur affiche avec 2 couleurs pour différencier deux difficultés de lecture. – ensemble au coin regroupement, les élèves repéraient dans leur tête les mots qu’ils savaient lire (jusque milieu d’année)/qu’ils ne savaient pas lire (du milieu à la fin de l’année). Puis quelques élèves se levaient et venaient souligner les mots en question soit pour les lire, soit pour qu’on les déchiffre ensemble.Les mécanismes de lecture étaient verbalisés.A chaque fois il faut expliquer comment on a fait pour lire le mot (je l’ai reconnu en entier tout de suite, j’ai reconnu le début de/la fin de et je me suis dit que c’était peut-être le mot…, j’ai déchiffré les lettres, selon le contexte, je pense que c’est le mot, etc…)si les élèves partent sur une piste erronée (mauvais appui, notamment sur le contexte, écrire le mot proposé et le comparer avec celui qui est écrit). -lecture du texte dans son ensemble -que dit ce texte? Les élèves reformulent oralement le contenu du texte. – distribution des plans de travail (je ne les referais pas comme cela maintenant), à l’époque c’était un tableau avec tous les numéros d’ateliers à effectuer, les ateliers obligatoires étaient soulignés (selon les difficultés de l’élève je ciblais plutôt les questions de compréhension, l’écriture ou le déchiffrage), l’élève choisissait lui-même l’ordre dans lequel il effectuait les ateliers. Une fois l’atelier terminé, l’élève cochait la case correspondante. Les ateliers proposés concernaient  des activités de lecture/compréhension – lecture/copie – lecture/étude de la langue(grammaire, orthographe, vocabulaire) – lecture voie directe – production d’écrit. Chaque plan de travail était programmé sur une semaine. J’avais en général 3 fiches d’ateliers différentes avec les mêmes objectifs mais des difficultés diverses. – certains ateliers étaient corrigés en temps collectif par des élèves volontaires (même si les ateliers n’étaient pas encore faits par certains, cela permettait de débloquer des élèves). Pendant les ateliers, il y avait possibilité d’aider un autre élève (quand les ateliers obligatoires étaient finis).  – je peux t’envoyer des exemples de fiches si tu veux.    

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  4. ptitefab 20 février 2012 / 21 h 40 min

    Coucou peux-tu en dire plus sur ce que tu faisais avec les cp  en lecture ?

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